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HISTOIRE, PATRIMOINE , CULTURE , THEATRE...

15 Jul

Histoire du 14 Juillet - la prise de la Bastille

Publié par OLIVIER RACAUD

Histoire du 14 Juillet - la prise de la Bastille
Histoire du 14 Juillet - la prise de la Bastille
Histoire du 14 Juillet - la prise de la Bastille
Histoire du 14 Juillet - la prise de la Bastille
Histoire du 14 Juillet - la prise de la Bastille
Histoire du 14 Juillet - la prise de la Bastille
Histoire du 14 Juillet - la prise de la Bastille

Bonjour et bienvenue  : un nouveau " Rendez-vous de l ' Histoire " , consacré , actualité oblige , à l' Histoire du 14 Juillet  , et plus précisément à la prise de la Bastille .

 

 

L'élévation au rang d'événement fondateur donne au 14 juillet 1789 une place singulière dans la mémoire nationale , avec  , bien entendu , la prise de la Bastille qui occupe une place particulière dans l'imaginaire populaire . Mais qu' en est-il réellement d' un point de vue purement historique ?

Tour à tour forteresse, prison symbole de l'arbitraire royal en matière de justice, forteresse militarisée , mais aussi  lieu de révolte potentiel, notamment le faubourg Saint Antoine, lieu des supplices les moins avouables , symbole de la tyrannie, ...

la liste est longue des caractères de ce bastion érigé à partir du roi Charles V et qui avait perdu depuis longtemps son statut de prison. Lors de l'ouverture de la forteresse conquise ou simplement remise suite à la reddition de sa garnison, le peuple de Paris n'y trouva semble-t-il que sept prisonniers, dont quatre faussaires.

L'événement est surtout une réaction populaire à la situation de crainte provoquée par la présence de troupes autour de la capitale. Le peuple de Paris forme une milice assez conséquente estimée à plus de 40 000 hommes. Il craint un retour en force de la royauté !! 

Camille Desmoulins , une des figures de la Révolution ,  harangue la foule au Palais Royal pour l'inciter à se défendre.

Illustration.

Des manifestations spontanées dans les rues soutiennent Necker , renvoyé le 12 juillet  et l'intervention d'un régiment allemand aux Tuileries fait des blessés. Les soucis alimentaires de la ville entretiennent la crainte et la peur , tandis que le lendemain matin, très tôt, des barrières d'octroi sont incendiées, le couvent Saint Lazare est pillé car soupçonné d'abriter du grain. A l'Hôtel de Ville dans la matinée, des électeurs de la ville de Paris dirigés par le prévôt des marchands, Jacques de Flesselles, créent un comité permanent et une milice, avec comme signe distinctif une cocarde rouge et bleue, couleurs de la ville.

            5 choses à savoir sur le drapeau français - Blog - Macap

       

 

Mais cette milice n'est pas armée : des lieux de détentions d'armes sont pillés, des piques sont forgées. Demande est faite au gouverneur des Invalides de livrer les armes , ce qu'  il refuse.

 

Au matin du 14, la foule se rend aux Invalides pour exiger l'accès aux armes et elle y trouvent trente mille fusils et douze canons. Il ne manque plus que la poudre et les balles. Une première puis une deuxième délégations des électeurs de la ville de Paris sont reçues par le gouverneur Launay à la Bastille mais n'obtiennent ni poudre, ni balles, alors qu'en fin de matinée la foule commence à se masser devant la forteresse.

 

Vers 13 heures 30, les défenseurs de la Bastille, des invalides, répondant aux ordres de Launay, ouvrent une première fois le feu sur la foule. Une troisième et une quatrième délégations se rendent à la Bastille sans plus de succès.

 

A partir de 15 heures 30, la situation se tend encore plus , et cinq canons pris le matin aux Invalides sont placés devant la Bastille par des gardes-françaises. Vers dix-sept heures, la garnison de la Bastille se rend avec la promesse d'être bien traitée, la foule s'empare de la Bastille, y prend la poudre qu'elle était venue chercher et libère quelques prisonniers.

 

                   14 juillet 1789 - La prise de la Bastille - Herodote.net

 

Une centaine de Parisiens a été tuée pendant la journée. Sur le chemin de l'Hôtel de ville où la garnison désormais prisonnière doit être emmenée, le gouverneur Launay est tué, sa tête tranchée au canif par un jeune boucher, le prévôt des marchands est lui aussi assassiné au motif de traîtrise, les archives de la Bastille sont pillées. Dans une danse macabre, les têtes sont "promenées" dans Paris jusqu'au Palais Royal. En fin de journée, ignorant encore l'épisode de la prise de la Bastille, Louis XVI a ordonné le retrait des troupes.

 

 

Le roi n'apprend l'événement qu'à son réveil le lendemain matin, le duc de La Rochefoucauld-Liancourt laisse ce mot devenu célèbre « Non, Sire, c'est une révolution »...

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