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HISTOIRE, PATRIMOINE , CULTURE , THEATRE...

16 Sep

Castelnau : le héros oublié

Publié par OLIVIER RACAUD

Castelnau : le héros oublié

Bienvenue pour une série d'articles consacré à un héros mal connu de la 1ère Guerre Mondiale : le général De Castelnau, dont vous pouvez retrouver mon livre que je lui ai consacré.

 

 

 

 

Né le 24 décembre 1851 à Saint-Affrique (Aveyron) et issu d’une vieille famille aristocratique,  Édouard de Curières de Castelnau est admis à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (promotion du Rhin – 1869-1870) alors qu’il n’a pas encore 20 ans.

 

 

 

 

                     

Castelnau

Il ne tardera pas à connaître le baptême du feu : affecté au 31e Régiment d’Infanterie en tant que sous-lieutenant, le jeune homme prend part à la guerre franco-prussienne de 1870. Mais, en raison de la désorganisation des services de l’arrière, il est finalement versé dans l’armée de la Loire  au 36e Régiment de marche. 

 

 

Les hostilités terminées, la « Commune de Paris » réprimée par les Versaillais, la carrière du lieutenant de Castelnau reprend un cours normal, si l’on peut dire. Il connaît plusieurs garnisons (Bourg, Givet, Ham, Laon) et finit par suivre les cours de l’École de Guerre en 1878. Breveté deux ans plus tard, il est affecté au 59e RI de Toulouse avant d’alterner des postes en état-major et en régiment.

 

 

Promu chef de bataillon et fait chevalier de la Légion d’Honneur, l’officier est nommé sous-chef, puis chef du Premier bureau à l’état-major général, à Paris.

 

 

 

 

                   Le Général De Castelnau : un héros à Montastruc - Home | Facebook

 

 

 

Seulement, les convictions de ce catholique fervent vont heurter la majorité politique de l’époque, dont le général Louis André, alors ministre de la Guerre, qui, malgré de très bonnes notes par ses supérieurs, l’écartera de l’état-major général en l’affectant au 37e Régiment d’Infanterie de Nancy. 

 

 

 

Puis, c'est le temps de l’affaire Dreyfus, où avec ses prises de position pour Dreyfus, lui vaudront d'être écarté un temps de la direction du premier bureau, lors du ministère du général André 

 

 

 

L’idée alors en cours est de favoriser la carrière des officiers républicains et d’écarter ceux aux convictions religieuses trop marquées. D’où l’affaire des fiches. Réalisée par des loges maçonniques à l’initiative du général André, il s’agissait d’opérer un fichage politique et religieux dans l’armée française. Le scandale eut raison du ministre de la Guerre, contraint à démissionner en 1904.

 

 

 

Quoi qu’il en soit, le colonel de Castelnau finit tout de même par obtenir ses étoiles de général en mars 1906, avant d’être affecté à la tête de la 24e Brigade à Sedan, puis à celle de la 7e à Soissons. Après avoir été exclu du tableau d’avancement par le général Sarrail, le directeur de l’Infanterie, il est toutefois promu général de division en décembre 1909.

 

 

Le Général De Castelnau : un héros à Montastruc - Home | Facebook

 

 

Deux ans plus tard, appelée par Joffre, Édouard de Castelnau retrouve l’état-major à Paris en qualité de « premier sous-chef d’état-major général ». En 1913, il entre au Conseil supérieur de la guerre.

 

 

 

Vient la Grande Guerre. En août 1914, le général de Castelnau commande la IIe armée de Lorraine, appelée à jouer un rôle déterminant dans le Plan XVII, préparé un an plus tôt par l’état-major général en vue d’un conflit avec l’Allemagne. C’est ainsi qu’il remportera la bataille du Grand Couronné, en mettant en échec la VIe armée allemande commandée par le prince Rupprecht de Bavière. Cela lui vaudra d’être surnommé le « sauveur de Nancy ».

 

 

 

Moins d’un an plus tard, le général de Castelnau prend le commandement du Groupe d’armées du Centre. Le 25 septembre 1915, il dirige l’offensive de Champagne, qui, en quelques jours, permettra de faire 25.000 prisonniers et de s’emparer de 125 canons ennemis. En outre, les troupes françaises progressent de quelques kilomètres en territoire allemand.

 

 

 

 

Élevé à la dignité de Grand-Croix de la Légion d’honneur, le général de Castelnau devient l’adjoint du généralissime Joffre. Mais ses succès sont endeuillés par la mort, au combat, de trois de ses fils : Xavier (20 août 1914), Gérald (6 septembre 1914) et Hughes (15 septembre 1915).

« L’adversaire français vers lequel sont allées instinctivement nos sympathies, à cause de son grand talent militaire et de sa chevalerie, c’est le général de Castelnau. Et j’aimerais qu’il le sût », dira de lui son adversaire, le général allemand Von Kluck.

 

 

 

 

 

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Mon livre .... à découvrir !! 

 

 

A suivre ...................

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